diff --git a/docs/manual/misc/security_tips.html b/docs/manual/misc/security_tips.html index 893872b54b..4745c0d8a9 100644 --- a/docs/manual/misc/security_tips.html +++ b/docs/manual/misc/security_tips.html @@ -4,6 +4,10 @@ URI: security_tips.html.en Content-Language: en Content-type: text/html; charset=ISO-8859-1 +URI: security_tips.html.fr +Content-Language: fr +Content-type: text/html; charset=ISO-8859-1 + URI: security_tips.html.ko.euc-kr Content-Language: ko Content-type: text/html; charset=EUC-KR diff --git a/docs/manual/misc/security_tips.html.en b/docs/manual/misc/security_tips.html.en index a852b687e7..c407dc4142 100644 --- a/docs/manual/misc/security_tips.html.en +++ b/docs/manual/misc/security_tips.html.en @@ -19,6 +19,7 @@ Apache > HTTP Server > Documentation > Version 2.3 > Miscellaneous Documentation
Ce document propose quelques conseils et astuces concernant les + problèmes de sécurité liés + à l'installation d'un serveur web. Certaines suggestions seront à caractère + général, tandis que d'autres seront spécifiques à Apache.
+
Maintenez votre serveur à jour
Attaques de type "Déni de service"
+ (Denial of Service - DoS)
Permissions sur les répertoires de la racine du serveur
Inclusions côté serveur
Les CGI en général
CGI sans alias de script
CGI avec alias de script
Autres sources de contenu dynamique
Protection de la configuration du système
Protection par défaut des fichiers du serveur
Surveillez vos journauxLe serveur HTTP Apache a une bonne réputation en matière de sécurité + et possède une communauté de développeurs très sensibilisés aux problèmes + de sécurité. Mais il est inévitable de trouver certains problèmes + -- petits ou grands -- une fois le logiciel mis à disposition. C'est pour + cette raison qu'il est crucial de se tenir informé des mises à jour. Si + vous avez obtenu votre version du serveur HTTP directement depuis Apache, + nous vous conseillons grandement de vous abonner à la Liste de diffusion + des annonces du serveur HTTP qui vous informera de + la parution des nouvelles versions et des mises à jour de sécurité. La + plupart des distributeurs tiers d'Apache fournissent des services + similaires.
+ +Gardez cependant à l'esprit que lorsqu'un serveur web est compromis, le + code du serveur HTTP n'est la plupart du temps pas en cause. Les problèmes + proviennent plutôt de code ajouté, de scripts CGI, ou du système + d'exploitation sous-jacent. Vous devez donc vous tenir informé des + problèmes et mises à jour concernant tous les logiciels présents sur + votre système.
+ +Tous les services réseau peuvent faire l'objet d'attaques de type + "Déni de service" qui tentent de les empêcher de répondre aux clients en + saturant leurs ressources. Il est impossible de se prémunir totalement + contre ce type d'attaques, mais vous pouvez accomplir certaines actions + afin de minimiser les problèmes qu'elles créent.
+ +Souvent, l'outil anti-DoS le plus efficace sera constitué par le + pare-feu ou certaines configurations du système d'exploitation. Par + exemple, la plupart des pare-feu peuvent être configurés de façon à + limiter le nombre de connexions simultanées depuis une adresse IP ou un + réseau, ce qui permet de prévenir toute une gamme d'attaques simples. + Bien sûr, ceci n'est d'aucun secours contre les attaques de type + "Déni de service" distribuées (DDoS).
+ +Certains réglages de la configuration d'Apache peuvent aussi + minimiser les problèmes :
+ +TimeOut doit être diminuée sur les
+ sites sujets aux attaques DoS. Une valeur de quelques secondes devrait
+ convenir. Cependant, comme TimeOut
+ est actuellement concerné par de nombreuses opérations différentes, lui
+ attribuer une valeur trop faible peut provoquer des problèmes avec les
+ scripts CGI qui présentent un long temps de réponse.KeepAliveTimeout doit aussi être
+ diminuée sur les sites sujets aux attaques DoS. Certains sites
+ désactivent même complètement le "maintien en vie" (keepalives)
+ à l'aide de la directive
+ KeepAlive, ce qui bien sûr
+ présente des inconvénients en matière de performances.LimitRequestBody,
+ LimitRequestFields,
+ LimitRequestFieldSize,
+ LimitRequestLine, et
+ LimitXMLRequestBody doivent être
+ configurées avec prudence afin de limiter la consommation de ressources
+ induite par les demandes des clients.
+ AcceptFilter est
+ activée afin de déléguer une partie du traitement des requêtes au
+ système d'exploitation. Elle est activée par défaut dans le démon httpd
+ d'Apache, mais peut nécessiter une reconfiguration de votre noyau.MaxClients de façon à définir le nombre
+ maximum de connexions simultanées au dessus duquel les ressources
+ s'épuisent. Voir aussi la documentation sur l'optimisation des
+ performances.event utilisera un traitement asynchrone afin de ne pas
+ dédier un thread à chaque connexion. Il est en cours d'étude à
+ l'heure actuelle et n'est pas encore entièrement implémenté. En
+ particulier, le mpm event est actuellement incompatible
+ avec le module mod_ssl ainsi que d'autres filtres
+ en entrée.Typiquement, Apache est démarré par l'utilisateur root, puis il devient
+ la propriété de l'utilisateur défini par la directive User afin de répondre aux demandes. Comme
+ pour toutes les commandes exécutées par root, vous devez vous assurer
+ qu'elle n'est pas modifiable par les utilisateurs autres que root. Les
+ fichiers eux-mêmes, mais aussi les répertoires ainsi que leurs parents ne
+ doivent être modifiables que par root. Par exemple, si vous avez choisi de
+ placer la racine du serveur dans /usr/local/apache, il est conseillé de
+ créer le répertoire en tant que root, avec des commandes du style :
+ mkdir /usr/local/apache
+ cd /usr/local/apache
+ mkdir bin conf logs
+ chown 0 . bin conf logs
+ chgrp 0 . bin conf logs
+ chmod 755 . bin conf logs
+
Nous supposerons que /, /usr et
+ /usr/local ne sont modifiables que par
+ root. Quand vous installez l'exécutable httpd, vous
+ devez vous assurer qu'il possède des protections similaires :
+ cp httpd /usr/local/apache/bin
+ chown 0 /usr/local/apache/bin/httpd
+ chgrp 0 /usr/local/apache/bin/httpd
+ chmod 511 /usr/local/apache/bin/httpd
+
Vous pouvez créer un sous-répertoire htdocs modifiable par d'autres + utilisateurs -- car root ne crée ni exécute aucun fichier dans ce + sous-répertoire.
+ +Si vous permettez à des utilisateurs non root de modifier des fichiers
+ que root écrit ou exécute, vous exposez votre système à une compromission
+ de l'utilisateur root. Par exemple, quelqu'un pourrait remplacer le binaire
+ httpd de façon à ce que la prochaine fois que vous le
+ redémarrerez, il exécutera un code arbitraire. Si le répertoire des
+ journaux a les droits en écriture (pour un utilisateur non root), quelqu'un
+ pourrait remplacer un fichier journal par un lien symbolique vers un autre
+ fichier système, et root pourrait alors écraser ce fichier avec des données
+ arbitraires. Si les fichiers journaux eux-mêmes ont des droits en
+ écriture (pour un utilisateur non root), quelqu'un pourrait
+ modifier les journaux eux-mêmes avec des données fausses.
Les inclusions côté serveur (Server Side Includes - SSI) exposent + l'administrateur du serveur à de nombreux risques potentiels en matière de + sécurité.
+ +Le premier risque est l'augmentation de la charge du serveur. Tous les + fichiers où SSI est activé doivent être analysés par Apache, qu'ils + contiennent des directives SSI ou non. L'augmentation de la charge induite + est minime, mais peut devenir significative dans le contexte d'un + serveur partagé.
+ +Les fichiers SSI présentent les mêmes risques que les scripts CGI en
+ général. Les fichiers où SSI est activé peuvent exécuter tout script CGI
+ ou autre programme à l'aide de la commande "exec cmd" avec les permissions
+ des utilisateur et groupe sous lesquels Apache s'exécute, comme défini
+ dans httpd.conf.
Des méthodes existent pour améliorer la sécurité des fichiers SSI, tout + en tirant parti des bénéfices qu'ils apportent.
+ +Pour limiter les dommages qu'un fichier SSI agressif pourrait causer, + l'administrateur du serveur peut activersuexec + comme décrit dans la section Les CGI en général.
+ +L'activation des SSI pour des fichiers possédant des extensions
+ .html ou
+ .htm peut s'avérer dangereux. Ceci est particulièrement vrai dans un
+ environnement de serveur partagé ou étant le siège d'un traffic élevé. Les
+ fichiers où SSI est activé doivent posséder une extension spécifique, telle
+ que la conventionnelle .shtml. Ceci permet de limiter la charge du serveur
+ à un niveau minimum et de simplifier la gestion des risques.
Une autre solution consiste à interdire l'exécution de scripts et
+ programmes à partir de pages SSI. Pour ce faire, remplacez
+ Includes par IncludesNOEXEC dans la directive
+ Options. Notez que les utilisateurs
+ pourront encore utiliser <--#include virtual="..." --> pour exécuter
+ des scripts CGI si ces scripts sont situés dans des répertoires spécifiés
+ par une directive
+ ScriptAlias.
Tout d'abord, vous devez toujours garder à l'esprit que vous devez + faire confiance aux développeurs de scripts ou programmes CGI ainsi qu'à + vos compétences pour déceler les trous de sécurité potentiels dans les + CGI, que ceux-ci soient délibérés ou accidentels. Les scripts CGI peuvent + essentiellement exécuter des commandes arbitraires sur votre système avec + les droits de l'utilisateur du serveur web, et peuvent par conséquent être + extrèmement dangereux s'ils ne sont pas vérifiés avec soin.
+ +Tous les scripts CGI s'exécutent sous le même utilisateur, il peuvent + donc entrer en conflit (accidentellement ou délibérément) avec d'autres + scripts. Par exemple, l'utilisateur A hait l'utilisateur B, il écrit donc + un script qui efface la base de données CGI de l'utilisateur B. Vous pouvez + utiliser le programme suEXEC pour faire en + sorte que les scripts s'exécutent sous des utilisateurs différents. Ce + programme est inclus dans la distribution d'Apache depuis la version 1.2 + et est appelé à partir de certaines portions de code du serveur Apache. Une + autre méthode plus connue est l'utilisation de + CGIWrap.
+ +Vous ne devez permettre aux utilisateurs d'exécuter des scripts CGI + depuis n'importe quel répertoire que dans l'éventualité où :
+ +Le confinement des CGI dans des répertoires spécifiques permet à + l'administrateur de contrôler ce que l'on met dans ces répertoires. Ceci + est bien entendu mieux sécurisé que les CGI sans alias de script, mais + seulement à condition que les utilisateurs avec les droits en écriture sur + les répertoires soient dignes de confiance, et que l'administrateur ait la + volonté de tester chaque programme ou script CGI à la recherche d'éventuels + trous de sécurité.
+ +La plupart des sites choisissent cette approche au détriment des CGI + sans alias de script.
+ +
+ Les options de scripting intégrées qui s'exécutent en tant que partie du
+ serveur lui-même, comme mod_php, mod_perl,
+ mod_tcl, et mod_python,
+ s'exécutent sous le même utilisateur que le serveur (voir la directive
+ User), et par conséquent,
+ les scripts que ces moteurs exécutent peuvent accéder aux mêmes ressources
+ que le serveur. Certains moteurs de scripting peuvent proposer des
+ restrictions, mais pour plus de sûreté, il vaut mieux partir du principe
+ que ce n'est pas le cas.
Pour contrôler étroitement votre serveur, vous pouvez interdire
+ l'utilisation des fichiers .htaccess qui permettent de
+ passer outre les fonctionnalités de sécurité que vous avez configurées.
+ Voici un moyen pour y parvenir :
Ajoutez dans le fichier de configuration du serveur
+ +
+ <Directory />
+ AllowOverride None
+ </Directory>
+
Ceci interdit l'utilisation des fichiers .htaccess dans
+ tous les répertoires, sauf ceux pour lesquels c'est explicitement
+ autorisé.
Le concept d'accès par défaut est un aspect d'Apache qui est parfois mal + compris. C'est à dire que, à moins que vous ne changiez explicitement ce + comportement, si le serveur trouve son chemin vers un fichier en suivant + les règles normales de correspondance URL - fichier, il peut le retourner + aux clients.
+ +Considérons l'exemple suivant :
+ +
+ # cd /; ln -s / public_html
+ puis accès à http://localhost/~root/
+
Ceci permettrait aux clients de parcourir l'ensemble du système de + fichiers. Pour l'éviter, ajoutez le bloc suivant à la configuration + de votre serveur :
+ +
+ <Directory />
+ Order Deny,Allow
+ Deny from all
+ </Directory>
+
ceci va interdire l'accès par défaut à tous les fichiers du système de
+ fichiers. Vous devrez ensuite ajouter les blocs
+ Directory appropriés correspondant
+ aux répertoires auxquels vous voulez autorisez l'accès. Par exemple,
+ <Directory /usr/users/*/public_html>
+ Order Deny,Allow
+ Allow from all
+ </Directory>
+ <Directory /usr/local/httpd>
+ Order Deny,Allow
+ Allow from all
+ </Directory>
+
Portez une attention particulière aux interactions entre les directives
+ Location et
+ Directory ; par exemple, si une
+ directive <Directory /> interdit un accès, une
+ directive <Location /> pourra passer outre.
De même, soyez méfiant en jouant avec la directive
+ UserDir ; la positionner à
+ "./" aurait le même effet, pour root, que le premier exemple plus haut.
+ Si vous utilisez Apache version 1.3 ou supérieure, nous vous conseillons
+ fortement d'inclure la ligne suivante dans le fichier de configuration de
+ votre serveur :
+ UserDir disabled root
+
Pour vous tenir informé de ce qui se passe réellement dans votre + serveur, vous devez consulter vos + fichiers journaux. Même si les fichiers journaux + ne consignent que des évènements qui se sont déjà produits, ils vous + informeront sur la nature des attaques qui sont lancées contre le serveur + et vous permettront de vérifier si le niveau de sécurité nécessaire est + atteint.
+ +Quelques exemples :
+ +
+ grep -c "/jsp/source.jsp?/jsp/ /jsp/source.jsp??" access_log
+ grep "client denied" error_log | tail -n 10
+
Le premier exemple listera les attaques essayant d'exploiter la + vulnérabilité + d'Apache Tomcat pouvant provoquer la divulgation d'informations par des + requêtes Source.JSP mal formées, le second donnera la liste des dix + dernières interdictions client ; par exemple :
+ +
+ [Thu Jul 11 17:18:39 2002] [error] [client foo.example.com] client denied
+ by server configuration: /usr/local/apache/htdocs/.htpasswd
+
Comme vous le voyez, les fichiers journaux ne consignent que ce qui
+ s'est déjà produit ; ainsi, si le client a pu accéder au fichier
+ .htpasswd, vous devriez avoir quelque chose du style :
+ foo.example.com - - [12/Jul/2002:01:59:13 +0200] "GET /.htpasswd HTTP/1.1"
+
dans votre journal des accès ; ce + qui signifie que vous avez probablement mis en commentaire ce qui suit dans + le fichier de configuration de votre serveur :
+ +
+ <Files ~ "^\.ht">
+ Order allow,deny
+ Deny from all
+ </Files>
+
Copyright 2009 The Apache Software Foundation.
Authorisé sous Apache License, Version 2.0.
Modules | Directives | FAQ | Glossaire | Plan du site
Ce document propose quelques conseils et astuces concernant les + problèmes de sécurité liés + à l'installation d'un serveur web. Certaines suggestions seront à caractère + général, tandis que d'autres seront spécifiques à Apache.
+Le serveur HTTP Apache a une bonne réputation en matière de sécurité + et possède une communauté de développeurs très sensibilisés aux problèmes + de sécurité. Mais il est inévitable de trouver certains problèmes + -- petits ou grands -- une fois le logiciel mis à disposition. C'est pour + cette raison qu'il est crucial de se tenir informé des mises à jour. Si + vous avez obtenu votre version du serveur HTTP directement depuis Apache, + nous vous conseillons grandement de vous abonner à la Liste de diffusion + des annonces du serveur HTTP qui vous informera de + la parution des nouvelles versions et des mises à jour de sécurité. La + plupart des distributeurs tiers d'Apache fournissent des services + similaires.
+ +Gardez cependant à l'esprit que lorsqu'un serveur web est compromis, le + code du serveur HTTP n'est la plupart du temps pas en cause. Les problèmes + proviennent plutôt de code ajouté, de scripts CGI, ou du système + d'exploitation sous-jacent. Vous devez donc vous tenir informé des + problèmes et mises à jour concernant tous les logiciels présents sur + votre système.
+ +Tous les services réseau peuvent faire l'objet d'attaques de type + "Déni de service" qui tentent de les empêcher de répondre aux clients en + saturant leurs ressources. Il est impossible de se prémunir totalement + contre ce type d'attaques, mais vous pouvez accomplir certaines actions + afin de minimiser les problèmes qu'elles créent.
+ +Souvent, l'outil anti-DoS le plus efficace sera constitué par le + pare-feu ou certaines configurations du système d'exploitation. Par + exemple, la plupart des pare-feu peuvent être configurés de façon à + limiter le nombre de connexions simultanées depuis une adresse IP ou un + réseau, ce qui permet de prévenir toute une gamme d'attaques simples. + Bien sûr, ceci n'est d'aucun secours contre les attaques de type + "Déni de service" distribuées (DDoS).
+ +Certains réglages de la configuration d'Apache peuvent aussi + minimiser les problèmes :
+ +Typiquement, Apache est démarré par l'utilisateur root, puis il devient
+ la propriété de l'utilisateur défini par la directive /usr/local/apache, il est conseillé de
+ créer le répertoire en tant que root, avec des commandes du style :
Nous supposerons que /, /usr et
+ /usr/local ne sont modifiables que par
+ root. Quand vous installez l'exécutable
Vous pouvez créer un sous-répertoire htdocs modifiable par d'autres + utilisateurs -- car root ne crée ni exécute aucun fichier dans ce + sous-répertoire.
+ +Si vous permettez à des utilisateurs non root de modifier des fichiers
+ que root écrit ou exécute, vous exposez votre système à une compromission
+ de l'utilisateur root. Par exemple, quelqu'un pourrait remplacer le binaire
+
Les inclusions côté serveur (Server Side Includes - SSI) exposent + l'administrateur du serveur à de nombreux risques potentiels en matière de + sécurité.
+ +Le premier risque est l'augmentation de la charge du serveur. Tous les + fichiers où SSI est activé doivent être analysés par Apache, qu'ils + contiennent des directives SSI ou non. L'augmentation de la charge induite + est minime, mais peut devenir significative dans le contexte d'un + serveur partagé.
+ +Les fichiers SSI présentent les mêmes risques que les scripts CGI en
+ général. Les fichiers où SSI est activé peuvent exécuter tout script CGI
+ ou autre programme à l'aide de la commande "exec cmd" avec les permissions
+ des utilisateur et groupe sous lesquels Apache s'exécute, comme défini
+ dans httpd.conf.
Des méthodes existent pour améliorer la sécurité des fichiers SSI, tout + en tirant parti des bénéfices qu'ils apportent.
+ +Pour limiter les dommages qu'un fichier SSI agressif pourrait causer, + l'administrateur du serveur peut activersuexec + comme décrit dans la section Les CGI en général.
+ +L'activation des SSI pour des fichiers possédant des extensions
+ .html ou
+ .htm peut s'avérer dangereux. Ceci est particulièrement vrai dans un
+ environnement de serveur partagé ou étant le siège d'un traffic élevé. Les
+ fichiers où SSI est activé doivent posséder une extension spécifique, telle
+ que la conventionnelle .shtml. Ceci permet de limiter la charge du serveur
+ à un niveau minimum et de simplifier la gestion des risques.
Une autre solution consiste à interdire l'exécution de scripts et
+ programmes à partir de pages SSI. Pour ce faire, remplacez
+ Includes par IncludesNOEXEC dans la directive
+ <--#include virtual="..." --> pour exécuter
+ des scripts CGI si ces scripts sont situés dans des répertoires spécifiés
+ par une directive
+
Tout d'abord, vous devez toujours garder à l'esprit que vous devez + faire confiance aux développeurs de scripts ou programmes CGI ainsi qu'à + vos compétences pour déceler les trous de sécurité potentiels dans les + CGI, que ceux-ci soient délibérés ou accidentels. Les scripts CGI peuvent + essentiellement exécuter des commandes arbitraires sur votre système avec + les droits de l'utilisateur du serveur web, et peuvent par conséquent être + extrèmement dangereux s'ils ne sont pas vérifiés avec soin.
+ +Tous les scripts CGI s'exécutent sous le même utilisateur, il peuvent + donc entrer en conflit (accidentellement ou délibérément) avec d'autres + scripts. Par exemple, l'utilisateur A hait l'utilisateur B, il écrit donc + un script qui efface la base de données CGI de l'utilisateur B. Vous pouvez + utiliser le programme suEXEC pour faire en + sorte que les scripts s'exécutent sous des utilisateurs différents. Ce + programme est inclus dans la distribution d'Apache depuis la version 1.2 + et est appelé à partir de certaines portions de code du serveur Apache. Une + autre méthode plus connue est l'utilisation de + CGIWrap.
+ +Vous ne devez permettre aux utilisateurs d'exécuter des scripts CGI + depuis n'importe quel répertoire que dans l'éventualité où :
+ +Le confinement des CGI dans des répertoires spécifiques permet à + l'administrateur de contrôler ce que l'on met dans ces répertoires. Ceci + est bien entendu mieux sécurisé que les CGI sans alias de script, mais + seulement à condition que les utilisateurs avec les droits en écriture sur + les répertoires soient dignes de confiance, et que l'administrateur ait la + volonté de tester chaque programme ou script CGI à la recherche d'éventuels + trous de sécurité.
+ +La plupart des sites choisissent cette approche au détriment des CGI + sans alias de script.
+ +
+ Les options de scripting intégrées qui s'exécutent en tant que partie du
+ serveur lui-même, comme mod_php, mod_perl,
+ mod_tcl, et mod_python,
+ s'exécutent sous le même utilisateur que le serveur (voir la directive
+
Pour contrôler étroitement votre serveur, vous pouvez interdire
+ l'utilisation des fichiers .htaccess qui permettent de
+ passer outre les fonctionnalités de sécurité que vous avez configurées.
+ Voici un moyen pour y parvenir :
Ajoutez dans le fichier de configuration du serveur
+ +Ceci interdit l'utilisation des fichiers .htaccess dans
+ tous les répertoires, sauf ceux pour lesquels c'est explicitement
+ autorisé.
Le concept d'accès par défaut est un aspect d'Apache qui est parfois mal + compris. C'est à dire que, à moins que vous ne changiez explicitement ce + comportement, si le serveur trouve son chemin vers un fichier en suivant + les règles normales de correspondance URL - fichier, il peut le retourner + aux clients.
+ +Considérons l'exemple suivant :
+ +http://localhost/~root/
+ Ceci permettrait aux clients de parcourir l'ensemble du système de + fichiers. Pour l'éviter, ajoutez le bloc suivant à la configuration + de votre serveur :
+ +ceci va interdire l'accès par défaut à tous les fichiers du système de
+ fichiers. Vous devrez ensuite ajouter les blocs
+
Portez une attention particulière aux interactions entre les directives
+ <Directory /> interdit un accès, une
+ directive <Location /> pourra passer outre.
De même, soyez méfiant en jouant avec la directive
+ "./" aurait le même effet, pour root, que le premier exemple plus haut.
+ Si vous utilisez Apache version 1.3 ou supérieure, nous vous conseillons
+ fortement d'inclure la ligne suivante dans le fichier de configuration de
+ votre serveur :
Pour vous tenir informé de ce qui se passe réellement dans votre + serveur, vous devez consulter vos + fichiers journaux. Même si les fichiers journaux + ne consignent que des évènements qui se sont déjà produits, ils vous + informeront sur la nature des attaques qui sont lancées contre le serveur + et vous permettront de vérifier si le niveau de sécurité nécessaire est + atteint.
+ +Quelques exemples :
+ +Le premier exemple listera les attaques essayant d'exploiter la + vulnérabilité + d'Apache Tomcat pouvant provoquer la divulgation d'informations par des + requêtes Source.JSP mal formées, le second donnera la liste des dix + dernières interdictions client ; par exemple :
+ +Comme vous le voyez, les fichiers journaux ne consignent que ce qui
+ s'est déjà produit ; ainsi, si le client a pu accéder au fichier
+ .htpasswd, vous devriez avoir quelque chose du style :
dans votre journal des accès ; ce + qui signifie que vous avez probablement mis en commentaire ce qui suit dans + le fichier de configuration de votre serveur :
+ +